
Ceux qui me connaissent savent que je suis diététicienne et auteure de deux romans. Je parle pourtant difficilement de cette facette de ma vie.
Là, je sens que vous brûlez de me demander pourquoi ?
Que vous répondre ? Par pudeur ? Timidité ? Syndrome de l’imposteur peut-être ? Mais pourquoi donc ?
Pourquoi est-ce si difficile de se sentir légitime en tant qu’auteur.e lorsqu’on est pas connu.e et reconnu.e ? (Promis après j’arrête avec les « pourquoi » ?)
Quand au détour d’une conversation, j’aborde timidement mon écriture, soit les gens changent illico de sujet (est-ce qu’ils ne me croient pas ou s’en foutent, je ne le saurai jamais…), soit ils s’intéressent et posent aussitôt un tas de questions. Et là je ne sais plus quoi dire.
Comme si ce n’était pas réellement moi qui écris… Pourtant je vous assure, c’est bien moi ! Sisi !
L’écriture fait désormais partie de moi, je ne peux plus m’en passer. Mais je ne peux pas vous cacher qu’elle rend un peu bipolaire.
Les moments d’euphorie, liés à d’intenses heures d’écriture dont le résultat est plutôt satisfaisant, sont ponctués de périodes de doute profond durant lesquels la meilleure solution paraît de tout mettre à la poubelle.
Ecrire c’est pas seulement se mettre derrière son pc et pondre des lignes et des lignes.
Ecrire c’est croire en soi et en son travail. Laisser de côté les jugements et se faire confiance. Laisser libre court à son imagination qui se nourrit d’elle même.
Arrêter de croire qu’on n’est pas écrivain car on ne vit pas son écriture.
Je suis auteure car j’ai déjà publié deux romans et le troisième est en route.
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